Ce n’était pas Austerlitz car il n’y avait pas le brillant soleil du matin. Ça aurait pu être Waterloo mais le brouillard cachait la morne plaine. Toujours est-il qu’on s’est retrouvés à un peu plus qu’une dizaine à Villey le Sec. Sec ? Pas tout à fait car il y a un brouillard à couper au couteau, pas de vent et il fait « grand frais ». C’est bizarre, notre ami Kéké arrive à l’heure, encore une fois et il est accompagné de Gaétan qui s’est fait opérer à l’œil, il n’y a pas de petits profits. Jacques est déjà là, lui aussi mais on est habitué. Peut-être qu’il arrive la veille puisqu’il ne dort pas la nuit et qu’il écoute de la musique de sauvages, très en vogue dans les années 70-80? Mais qu’est-ce qu’on voit. Hallucinons-nous ? Il est venu avec deux vélos !!! Peut-être un pour l’aller et l’autre pour le retour, allez savoir. Mais non, que non ! Avec son grand cœur il a consenti à prêter un de ses vélos (il doit en avoir 4 ou 5 en stock dans son bâtiment, selon le terrain, la température, son humeur pas toujours égale, etc.) à William dont le VTTAE, quasiment neuf s’est débridé, pas depuis qu’il est revenu de Chine mais ce sont les brides d’attache du moteur qui se sont fait la malle et dans ce cas, Bosch ne veut rien savoir : on change tout ! Le pédarin descendu du porte-vélo, que voit-on ? Diantre, morbleu ! Encore un nouveau vélo mais cette fois-ci, pour qu’on ne le confonde pas avec la masse des vélos passe-partout, il l’a pris en rose !!! Oui, vous avez bien lu, en roooose comme disent les Lorrains. Mais pas un rose bonbon, non, non. Un rose plutôt équivoque, un rose rose sans en avoir l’air. Est-ce que Jacques fait son coming-out ? Ah, on peut dire qu’il est beau le vélo, aussi beau qu’un lavabo mais un lavabo rose ! Après l’avoir sympathiquement charrié quelques minutes et après que Kéké se soit rendu compte que sa roue avant méritait un petit coup de pompe (décidément c’est une habitude), let’s go direction le fort de Villey et là, première déconvenue. Les chasseurs du cru ont installé panneaux et piquet d’honneur et nous demandent de bien vouloir aller voir ailleurs si on chasse. Nous passerons donc par la batterie de Bois sous Roche à défaut d’anguilles. Puis on contourne la redoute de Chaudeney avant de nous diriger vers Gondreville pour longer l’autoroute que Jacques aime tellement. Une sortie à Villey le Sec sans l’autoroute, ce n’est pas une vraie sortie. Par la suite, plutôt que de se diriger vers le fond de la Malsemaine (alors qu’elle n’est même pas commencée), notre gourou décide de longer à nouveau l’autoroute car le chemin de l’ouvrage du Haut des Champs risque d’être boueux. Ah bon ? il y a risque de boue aujourd’hui ? On rejoint donc le parcours initial en Andelin et là on voit bien que le chemin est nettement, mais alors nettement moins boueux. Il nous faudrait nous munir d’un boueaumètre pour mesurer l’état boueux des chemins qu’on emprunte. Dans la forêt communale de Gondreville, savez-vous quoi qu’y a ? Y-a des trous, des trous avec des flaques d’eau et notre ami Gaétan, le nouveau mais aussi fils spirituel de Kéké les mains douces, a voulu tester un passage sans boueaumètre. Dommage pour lui car il s’est vautré de belle façon mais étant le plus jeune, on n’a même pas eu le temps de le voir le nez dans la flaque ni de faire des photos. Faut dire qu’à 25 ans on est plus leste qu’à 75 ! Surtout avec 35 kg de moins ! Puis c’est une pérégrination dans la forêt de Haye avec un terrain plus ou moins boueux et avec des branches mortes partout. Vigilance de rigueur. Après avoir passé le carrefour des Six Bornes, c’est une longue descente par le Grand Vallonnier puis les fonds de Monvaux pour arriver au chenil près du refuge des Amis de la Nature, autrement dit, au ball-trap. Dans cette descente, notre camarade Gégé s’est bien planté, la roue avant de son vélo n’ayant pas voulu franchir un rondin glissant et c’est la gamelle sans gravité mais vu qu’il n’était qu’avec Bernard de l’Embanie, on ne le dira à personne. Après le ball-trap, un peu de route et virage à droite pour la montée « sans nom » mais qui laissera des souvenirs pour les deux pauvres vététistes en musculaire. Va falloir casser la tirelire pour Noël à moins de demander un vélo en prêt à Jacques qui est bien prêteur (sauf pour le Picon) ! La fin du retour se fera sans problème dans un single le long de la D 909 qui nous ramènera sur Villey le Sec en sécurité. Au final, 33 km et 400 m de dénivelé (350 m selon la Police). William était venu avec le food-truck, un assortiment de boissons et quelques pâtés. Gaétan, qui savait que son chauffeur allait encore se piquer la ruche au Coca, a préféré partir de suite pour rentrer sur Toul à vélo. Sage décision. Un petit abri près du terrain de hand nous a permis de boire un coup, manger un morceau et se séparer en promettant de se retrouver bientôt. Finesse des finesses, William a rendu le vélo à Jacques, en l’état… J’vous dis pas l’état !!! Malin, le William. Serait pas un peu Normand sur les bords ? P’tet ben qu’oui, ptet ben qu’non…Et merci au Dom en musculaire pour les photos, c’est pour ça que vous ne le voyez pas !
Gérard



















