Sortie VTT du 25 juillet

C’est-y pas qu’y d’vient autoritaire le Jacques ??? « Puisque t’es pas v’nu au point de départ, tu te taperas le résumé de la journée, na ! ». Avec Jacques, vaut mieux ne pas discuter, surtout en début de rando car la journée ne fait que commencer et ça peut être long !
Donc, aujourd’hui, c’est jour de fête dans le groupe des cyclos. Le rendez-vous est donné à 09h15 à Dedon pour un départ à 09h30. Gérard qui craint un manque de batterie sur une rando de la journée, part directement de Dommartin pour retrouver le groupe vers 09h55 et 15 secondes sous le pont de l’autoroute à Chaudeney. Nous sommes donc une petite quinzaine pour ce samedi qui n’est pas férié ni rien du tout, un samedi ordinaire donc mais qui a pour but de se retrouver à la pisciculture de Sexey aux Forges pour un repas convivial avec quelques invités supplémentaires mais ça, c’est une autre histoire. Donc, même pas la peine de rêver pour avoir un circuit innovant tellement les routes, chemins et autres singles ont été fréquentés depuis des années que l’on rode dans le secteur. Après Chaudeney, direction le Bois Blanc en passant par la Croix de Fer puis le Bois Gaillard par le Télégraphe, le Bois sous Roches par le Galibier et enfin les grottes de la Reine par le col de Sarène . Toute ressemblance avec un évènement sportif du jour ne serait que pure coïncidence. Toujours est-il que pour nous, à l’inverse des pseudo-sportifs professionnels, l’étape n’est pas finie puisqu’on traverse la Moselle pour aller vers le champ de tir du Bois l’Evêque en passant non loin de la grotte des Excentriques ou des ex sans trique, on ne sait plus très bien… On passe non loin de la ferme des Gimeys pour aller vers le Bois l’Evêque puis le Bois l’Abbé, un coup à rentrer dans les ordres. Après la pelouse calcaire du Paty (et patata), on descend sur la Reculotte alors qu’on ne savait pas qu’elle l’avait enlevée. C’est l’arrivée au restaurant de la pisciculture où une tablée est déjà installée pour une vingtaine de personnes. On a des invités ??? Et oui, Marie-Antoinette est déjà là avec Jules, son petit-fils. Alors qu’ils devaient venir en vélo de route, au départ, dans un virage à Dommartin, Jules dérapa et sur les graviers s’étala. Retour à la case départ : un peu d’éosine, quelques pansements, un gros câlin et c’est en voiture qu’ils ont rejoint Sexey. Mais on attend aussi les compagnes de Michel, Bernard et Jean-Luc, toutes enseignantes en retraite et qui préparent déjà la prochaine rentrée (des soldes). Nous rejoindrons aussi Roro qui est un peu palot et Chrichri qui nous arrivent d’Écrouves. Des pêcheurs à la petite semaine nous narguent avec des truites énormes qu’un plongeur attache sous l’eau pour nous faire croire que ça mord ! L’apéro est vite servi et pendant que le serveur est sous pression, on remet une deuxième tournée. On apprendra par la suite que Jacques, sortant de sa coquille, nous offre cette libation en raison de sa fête… Merci Jacques. Qu’est-ce qu’on est contents de te connaître le jour de ta fête !!! Un repas simple mais très appétissant nous est servi. Ici, une cuisine familiale sans chichi et pas de produits Métro dans une grand assiette avec des fleurs et de l’herbe pour décoration. Le café est servi et après avoir payé ce qu’on a bu et bu ce qu’on a payé, c’est le retour. Séparation avec les invités et on embraye directement par une côte mal pavée, du même genre que la vieille route de Vaucouleurs. C’est vous dire ! Le groupe est calme car après nos agapes, il faut digérer mais aussi la chaleur devient pesante, tout comme nos estomacs. Arrivés sur le plateau, on se dirige vers le bois du Juré. Les GPS indiquent un chemin sur la gauche, chemin que la nature cache à notre vue. Jacques, toujours aussi autoritaire, décide de charger tout droit comme à Reichshoffen. On roulera quelques centaines de mètres parallèlement à la trace. D’ailleurs, à partir de ce moment, tous les motifs pour éviter les détours prévus ont été validés pour aller au plus droit. Donc, on arrive rapidement à la Croix Fiscale bien connue des évadés. Là, Jacques propose aux plus téméraires de prendre le single qui arrivera au carrefour de la D904 et de la D121. Ils seront trois à oser ce single parfois un peu « délicat ». Les autres continuent allègrement le long des bois à proximité du parc solaire de Pierre la Treiche. Lors d’un regroupement, un bruit discret alerte les oreilles les plus fines. De l’air mélangé à du produit anti-crevaison fuse du pneu avant de Gérard. On regonfle grâce au compresseur miraculeux de Jacques (un saint-bernard pour ses potes). Pendant ce temps, Jean-Marie qui a la dalle en pente, propose d’aller finir la rando chez lui. « Allo, ma Chérie, tu peux mettre deux stères de bière au congélo, on vient s’achever à la maison ? » Réactif le Jean-Marie, non ? Après quelque dizaines de mètres, on se rend compte que la crevaison n’est pas colmatable avec le produit adéquat. Mettre une chambre à air implique de déjanter le pneu tubeless et ça, c’est pas un cadeau et par cette chaleur… Gérard décide d’appeler son épouse pour le récupérer sur la départementale Toul-Biqueley. Le groupe s’égaille rapidement car il s’agit maintenant de retrouver la rue de Briffoux et son auvent accueillant. Ce qui s’est passé par la suite ? Vous ne le saurez pas ! Pas parce que je n’aime pas dégoiser sur les copains mais parce que je n’y étais pas, crevaison, maudite crevaison oblige ! A la vôtre !!!
Gérard