Sortie VTT du 23 novembre

Le rendez-vous est fixé à 9h00 au parking du terrain de football de Villey St Étienne, un endroit qui aurait pu s’appeler les 4 Vents mais là, pas d’erreur, il n’y a qu’un seul vent et il est bien d’ouest, bien froid comme annoncé. Deuxième constat, notre copain de Vaucouleurs, Kéké pour les intimes, est déjà là, bien avant l’heure fixée et en plus, il n’est pas seul… Non ce n’est pas une copine mais un copain, bien sympa, tout du moins en apparence. Il s’appelle Gaétan et on va faire avec. Mais admettez que notre Kéké des familles, deux fois à l’heure en deux semaines, ça cache quelque chose ! Est-ce que ça va être une bonne journée ? Une fois tout le monde rassemblé, les vélos gonflés (et oui, on ne peut pas être en avance sur le retard prévu et avoir un vélo gonflé – je ne vise personne), on est une douzaine à prendre le départ, plein nord, puis est, puis… j’vous passe les détails mais on roule à côté du lieu-dit les Odieux ! Est-ce que ça va être une bonne journée ? Notre coach es-parcours veut nous impressionner en faisant un passage dans l’ex-carrière de Jaillon mais il avait dû s’endormir sur la souris en traçant car on s’est retrouvé devant des pentes abominables que seules les motos de cross peuvent emprunter. Notre Dominique national, toujours en vélo mécanique, n’a même pas osé pourtant, il n’y a pas grand chose qui l’impressionne et il est plutôt bon sur son vélo !!! Après avoir tourné en rond, à vélo mais aussi à pied, le chef a donné un ordre, un seul : « trouvez un chemin carrossable pour nos « pédarins ! ». Après quelques descentes redoutables et des montées redoutées, on est enfin sorti du piège de la carrière de Jaillon. A peu près sûr qu’on ne l’y reprendra plus, notre Jacquot préféré! C’est pas le tout, mais il faut aussi penser à rouler et c’est tout naturellement qu’on va emprunter le parcours prévu pour rejoindre Jaillon puis la direction de Liverdun. Finalement, ça promet d’être une bonne journée ! Pas de hasard, après les Odieux et la carrière maudite, on passe au lieu-dit Le Pâquis de la Haine ! La haine de qui, de quoi ? la réponse ne nous a pas été donnée pour le moment, mais, sait-on jamais ! Après être passé à la Corvée, on franchit la Moselle au pont des Eaux Bleues, tout du moins la route qui y mène. Et d’ailleurs nous y allons avec l’idée de traverser le bois du Vaurot pour rejoindre Aingeray par la forêt, bien entendu. Sur le chemin, un arbre est en travers de la route… « Morbleu » dit Jacques dans sa barbe, accompagné de Bernard qui ajoute sans ambage « palsambleu ». A y voir de plus près, c’est un castor joyeux qui s’est fait les dents cette nuit sur un arbre à bois tendre genre peuplier ou aulne mais sans garantie. Après avoir franchi l’obstacle on continue sur le bois du Vaurot. Sauf qu’un panneau « Chasse en cours » nous dissuade de persévérer dans la traversée de ce bois privé. Après une concertation unilatérale, Jacques décide en accord avec lui-même de rebrousser chemin et de se diriger vers la Fly, son château et sa côte tellement appréciée des routiers toulois. D’ailleurs, on suit un chemin balisé avec une feuille de chêne et on continue jusqu’au moment où le chemin devient sentier puis single mais toujours avec la feuille de chêne, avant de se retrouver comme des glands devant un portail en fer forgé (d’ailleurs, il serait à repeindre !!!) avec une balise à feuille de chêne barrée d’une croix. On est au château de la Fly, dans un domaine privé. Donc demi-tour. On va finir par y prendre goût mais gare, la pente, maintenant sur le côté droit, est raide, très raide et en bas, c’est directement la Moselle avec une eau à ne pas tremper un castor. Un peu plus loin, un peu avant le pont SNCF, un grand cri : Halte ! Demi-tour pour voir Gaétan avec le vélo en croix. Il a cassé sa chaîne ou tout du moins, on croit que l’attache rapide s’est faite la malle. Pas de problème pour aider Gaétan. On commence à fouiller les sacs à la recherche d’une maille rapide. Tous les vélos modernes ont maintenant 11 ou 12 vitesses mais notre Gaétan a récupéré un vélo à la casse qui n’a que 10 vitesses donc on se questionne : qui peut encore avoir une attache rapide 10 vitesses qui daterait de Mathusalem? Soudain, Christophe sort l’objet impensable : il a une attache rapide 10 vitesses pour son vélo 12 vitesses !!! Allez comprendre ? Peu importe, le dépannage est alors aussi rapide que la maille, Jean-Marie étant absent ! On repart alors vers Villey St Étienne mais Jacques, toujours en accord avec lui-même, décide de rentrer par la piste cyclable et à l’unanimité de son groupe de discussion, on n’a plus qu’à exécuter les choix du chef. Près du Pavillon Bleu, on emprunte la passerelle miraculeuse qui nous fait gagner 300 m avant de longer les bassins de décantation de Villey et de se retrouver au parking de départ. William qui a repris le vélo, allégé des 250 g de son hernie étranglée avait amené le food-truck mais Christophe avait anticipé en chargeant outre-mesure sa bétaillère de boissons légères mais aussi de quelques bières et Picon que les moins frileux ont pu déguster au vent maraud qui nous a fait garder nos chapeaux. Au bilan, 26,070 km et 250 de dénivelé. Finalement ce fût une belle journée car, en plus, « le » Gaétan, il est sympa !
Gérard